Sommaire6 sections
- THC et CBD : deux molécules de la même plante
- Effets rapportés par les autorités : ce qui sépare vraiment le THC du CBD
- Légalité en France : pourquoi l'un est interdit et l'autre autorisé
- THC vs CBD : le tableau comparatif
- Ce qu'on trouve en rayon chez Spliff (et ce qu'on n'y trouve pas)
- Questions fréquentes

Le THC et le CBD sont deux cannabinoïdes de la même plante : le THC est psychotrope et classé stupéfiant en France, le CBD n’est pas considéré comme un psychotrope et n’est pas classé[1][2].
Le THC est le delta-9-tétrahydrocannabinol, le CBD le cannabidiol. En rayon, seuls les produits issus du chanvre dont la teneur en THC est inférieure ou égale à 0,3 % sont autorisés, et Spliff ne vend pas de THC.
Autrement dit, la différence THC CBD ne se joue ni sur le goût, ni sur le mode de consommation, ni sur l’apparence de la fleur. Elle se joue sur deux grilles distinctes, qu’on mélange tout le temps : la chimie d’un côté, le droit de l’autre.
J’ai passé assez de temps à relire des textes réglementaires et des analyses de lot pour repérer l’origine de la confusion : on parle des effets psychoactifs du THC et du statut du CBD dans la même phrase, alors qu’ils relèvent de deux lectures différentes.
L’essentiel en 30 secondes
Ce dossier met le THC et le CBD face à face, et rien d’autre : pas de cours de chimie, pas de mode d’emploi, pas de promesse.
- Section 1 : les deux molécules, ce qui les rapproche et ce qui les sépare.
- Sections 2 et 3 : les effets rapportés par l’OFDT et l’ANSM, puis les textes qui font la légalité de l’un et l’interdiction de l’autre.
- Sections 4 et 5 : un tableau de synthèse, puis le rayon Spliff avec les prix relevés en septembre 2026.
THC et CBD : deux molécules de la même plante
Partons de la plante, parce que c’est là que tout commence. Le chanvre, Cannabis sativa, produit plus d’une centaine de cannabinoïdes identifiés à ce jour, et les deux vedettes du duel thc vs cbd n’en sont que deux parmi d’autres, aux côtés du CBG, du CBN ou du CBC[1]. Même plante, mêmes trichomes, souvent le même pied, avec des proportions qui varient selon les variétés : chaque variété de chanvre affiche son propre taux de chaque cannabinoïde.
Là où ça devient intéressant, c’est leur structure. Le THC et le CBD sont des isomères : ils partagent la même formule brute, C21H30O2 (fiche PubChem du cannabidiol), mais leurs atomes ne sont pas assemblés de la même façon. Cette petite différence de structure change tout dans la manière dont chaque molécule se fixe sur les récepteurs du cerveau et du corps, et donc dans ses propriétés. C’est toute la différence entre les cannabinoïdes CBD et THC : deux cousins, deux comportements.
Quand on parle « du THC », on parle en réalité du delta-9 THC, l’isomère qui porte l’essentiel de l’effet psychoactif du cannabis d’après l’OFDT[1]. D’autres isomères du tétrahydrocannabinol existent dans la plante, en quantités bien plus faibles.
Le CBD, lui, agit aussi sur des récepteurs cérébraux, mais le glossaire de l’OFDT ne le considère pas comme un psychotrope[2]. Pour le détail de la molécule, de ses formes commerciales (fleurs, résines, huiles, extraits broad spectrum ou isolat) et de son histoire, je te renvoie au pilier CBD, c’est quoi ? : ici, on reste sur ce qui sépare les deux.
Effets rapportés par les autorités : ce qui sépare vraiment le THC du CBD
Reste à voir ce que les organismes publics français rapportent vraiment, une fois mises de côté les impressions de comptoir et les promesses des fiches produit. Car les effets du CBD et du THC ne sont pas documentés de la même manière, et les différences tiennent moins à l’intensité qu’à la nature de ce qui est rapporté.
Côté THC : des effets et des risques documentés par l’OFDT
Sur le cannabis fumé, l’OFDT décrit une cinétique assez nette : les effets neuropsychiques s’installent environ 15 à 20 minutes après l’inhalation[1]. C’est la voie d’usage la mieux documentée en France, et celle qui sert de référence dans la littérature publique.
Sur les risques pour la santé, la même synthèse cite, sans dramatisation particulière[1] :
- des troubles de la mémoire et de l’attention ;
- de l’anxiété et des modifications de la perception ;
- une accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ;
- un risque de dépendance, la dépendance au cannabis étant l’un des motifs de consultation les plus fréquents cités par l’observatoire.
Un chiffre revient rarement dans les comparatifs, alors qu’il change la lecture du sujet. D’après l’OFDT, la teneur moyenne en THC de la résine est passée de 12,3 % en 2011 à 29 % en 2023, et celle de l’herbe de 10,4 % à 14,0 % sur la même période[1]. Les produits du marché parallèle n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’il y a quinze ans.
Côté CBD : une différence de nature, pas d’intensité
L’OFDT ne considère pas le cannabidiol comme un psychotrope[2]. D’où l’impasse de la question « le CBD est-il plus fort que le THC ? » : entre les deux cannabinoïdes, la différence ne se lit pas sur une échelle d’intensité, mais sur la présence ou l’absence d’effets psychoactifs reconnus : ni anxiété, ni trouble de la perception, ni dépendance ne sont attribués au cannabidiol par l’OFDT. Aucun organisme cité ici ne documente de bénéfice du CBD sur le corps ou l’organisme, et c’est une nuance à garder en tête avant de lire une fiche produit.
Ce que les autorités surveillent : la conformité des produits
Le point aveugle du débat thc vs cbd n’est pas la molécule, c’est le produit fini. L’ANSM a signalé une augmentation des intoxications liées à des produits vendus comme du CBD mais contenant en réalité d’autres substances[5]. Le rapport MILDECA de 2023 sur l’analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » va dans le même sens : une partie des échantillons prélevés sur le marché dépassait le seuil de THC autorisé[6].
Légalité en France : pourquoi l'un est interdit et l'autre autorisé
Reste à comprendre pourquoi deux cannabinoïdes issus du même plant se retrouvent de part et d’autre d’une ligne rouge. Le droit français ne raisonne ni en atomes ni en récepteurs : il raisonne en listes de substances et en seuils mesurables. C’est là que la différence CBD THC se joue vraiment sur le plan de la légalité.
Le THC. Le cannabis et le tétrahydrocannabinol, isomères compris, sont inscrits sur la liste des stupéfiants, en application de la loi du 31 décembre 1970 et de l’arrêté du 22 février 1990[1]. Conséquence directe : aucun circuit de vente au public n’existe en France, et en détenir ou en consommer reste une infraction, quel que soit le mode de consommation.
Le CBD. Le cannabidiol n’est pas classé comme stupéfiant[2]. L’arrêté du 30 décembre 2021 autorise la culture, l’importation et l’usage commercial des variétés de chanvre dont la teneur en THC est inférieure ou égale à 0,3 %, un seuil aligné sur celui retenu au niveau européen pour le chanvre[3]. Puis, par sa décision n°444887 du 29 décembre 2022, le Conseil d’État a annulé l’interdiction de vente des fleurs et feuilles brutes, le seuil de 0,3 % restant la règle[4].
Vient alors la nuance que presque personne n’écrit, et qui change pourtant tout dans le débat cbd versus thc. Le seuil de 0,3 % ne porte pas sur la teneur en CBD, qui n’a aucun plafond propre : il porte sur la teneur en THC du produit fini. Un produit CBD n’est autorisé que parce que son taux de THC respecte ce seuil, et ça se lit sur l’analyse du lot, pas sur l’étiquette[3].
Un mot enfin sur le THCX, puisque la question revient dès qu’on parle de cbd, de thc et de cannabis : le THCX est un nom commercial qui désigne une gamme Spliff (fleurs, résines, vapes) proposée dans le cadre de la réglementation en vigueur (teneur en THC inférieure à 0,3 %). Le comparatif THCX vs THC traite ce point à part, en dehors de ce dossier.
THC vs CBD : le tableau comparatif
Avant de regarder le rayon, voilà le duel thc vs cbd ramené à ses lignes essentielles : six critères, deux colonnes, dix secondes de lecture.
| Critère | THC | CBD |
|---|---|---|
| Molécule | Delta-9-THC | Cannabidiol |
| Effet psychotrope (OFDT) | Oui | Non considéré comme psychotrope |
| Statut en France | Stupéfiant | Non classé |
| Seuil dans les produits autorisés | ≤ 0,3 % de THC | Pas de seuil propre au CBD |
| Recherché par les tests salivaires routiers | Oui, c’est le THC qui est ciblé | Non, le CBD n’est pas la molécule recherchée |
| Où l’acheter | Nulle part légalement | Boutiques spécialisées, dont Spliff |
La ligne du dépistage mérite un mot, parce que c’est là que naît le plus de confusion : un test salivaire routier cherche le THC, et lui seul. Les autres différences, tu les as déjà lues plus haut ; le tableau ne fait que les poser côte à côte.
Ce qu'on trouve en rayon chez Spliff (et ce qu'on n'y trouve pas)
Voilà pour la théorie et le droit. Reste le plus concret : ce que tout ça donne quand tu ouvres le rayon.
La doctrine de la maison tient en une phrase : Spliff ne vend ni THC ni aucun produit stupéfiant. Ce que tu trouves, ce sont des produits issus du chanvre sans propriétés stupéfiantes[4], tous proposés dans le cadre de la réglementation en vigueur (teneur en THC inférieure à 0,3 %), chacun avec son analyse de laboratoire par lot :
- des fleurs CBD, des résines CBD, des pré-roulés et des vapes CBD, dont des références CBD full spectrum ;
- la gamme THCX, un nom commercial de gamme dont le périmètre est détaillé dans le guide complet du THCX et dans la collection THCX.
Prix en septembre 2026 : ce que coûtent les produits CBD et THCX en rayon
Prix réguliers relevés le 7 septembre 2026 sur le site, hors promotion. Ce qui fait varier le prix, c’est le conditionnement (le prix au gramme baisse avec la quantité), le format (fleur, résine, pré-roulé, vape) et la variété : entre deux variétés de fleurs, les différences de prix restent modestes.
- Fleurs CBD : de 20,40 € à 25,50 € les 3 g, la plupart à 21,30 € (7,10 €/g), dégressif jusqu’à 4,40 €/g en 100 g. Exemple : Jack Herer à 21,30 € les 3 g.
- Résines CBD : de 17,10 € à 25,80 € les 3 g. Exemple : Piatella Hash à 25,50 € les 3 g, soit 5,80 €/g en 100 g.
- Pré-roulés CBD : 4,90 € l’unité pour la plupart des références.
- Fleurs THCX : de 23,70 € à 32,70 € les 3 g pour la majorité des références. Exemple : OG Kush THCX à 26,70 € les 3 g.
- Résines THCX : de 23,70 € à 32,70 € les 3 g.
- Vapes THCX : de 49,90 € à 89,90 € selon le format.
Le choix se fait donc en rayon, sur le format et la variété : parcours les fiches, compare les conditionnements, lis les analyses de lot. En résumé, Spliff ne vend pas de THC ; les produits CBD et THCX sont proposés dans le cadre de la réglementation en vigueur (teneur en THC inférieure à 0,3 %). Et garde ça en tête : aucune information de cet article ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.

Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le THC et le CBD ?
Même formule brute, structure différente : ce sont des isomères. Cette nuance suffit à placer l’un côté psychotrope et stupéfiant, l’autre côté non psychotrope et non classé[2].
Le CBD contient-il du THC ?
Un produit CBD issu du chanvre peut contenir des traces de THC. En France, il n’est autorisé que si sa teneur en THC est inférieure ou égale à 0,3 %. C’est pour ça que l’analyse de lot compte plus que l’étiquette[3].
Le CBD fait-il planer comme le THC ?
Non. D’après l’OFDT, le CBD n’est pas considéré comme un psychotrope, contrairement au THC, dont les effets rapportés par les autorités sont détaillés plus haut[2].
Peut-on acheter du THC en France ?
Non : le THC est un stupéfiant[1], aucun circuit de vente au public n’existe. Spliff propose des produits CBD et THCX dans le cadre de la réglementation en vigueur (teneur en THC inférieure à 0,3 %), à commencer par la collection de fleurs CBD.
Sources
- Cannabis (résine, herbe, huile, CBD) — synthèse des connaissances, OFDT — www.ofdt.fr
- CBD, cannabidiol — glossaire de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) — www.ofdt.fr
- CBD : le nouvel arrêté est paru — arrêté du 30 décembre 2021, MILDECA (drogues.gouv.fr) — www.drogues.gouv.fr
- CBD : annulation de l'arrêté interdisant la vente des fleurs et feuilles de cannabis sans propriétés stupéfiantes — Conseil d'État, décision n°444887 du 29 décembre 2022 — conseil-etat.fr
- Augmentation des intoxications causées par des produits à base de CBD contenant d'autres substances — ANSM — ansm.sante.fr
- Cannabidiol : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » — rapport MILDECA, 2023 — www.drogues.gouv.fr


















