Sommaire10 sections
- Ketama en trois repères
- Ketama, c'est d'abord un lieu : le Rif, pas une variété
- Du kif au hash : comment naît le hash marocain
- Pourquoi « Ketama » ne veut plus dire grand-chose sur une étiquette
- Le Ketama version CBD : ce qui existe vraiment en France
- Prix : combien coûte un hash marocain CBD en septembre 2026
- Vos questions sur le Ketama
- Ce qu'il faut retenir du Ketama
- Conclusion
- Questions fréquentes

Ketama désigne une commune rurale du Rif marocain, dans la province d’Al Hoceïma, devenue en Europe un simple nom de comptoir pour n’importe quel hash blond pressé. En France, ce qui s’achète légalement sous cette étiquette est une résine de chanvre CBD dont la teneur en THC reste sous 0,3 %[1].
Salut l’ami ! Tu tapes « ketama » et tu tombes sur tout et n’importe quoi : un groupe de flamenco espagnol, des barrettes blondes, des récits de voyage. Remettons la parcelle à l’endroit, comme on redresse un piquet de vigne.
C’est le sort classique des appellations d’origine que personne ne protège, la presse et les travaux universitaires cités en fin d’article le décrivent bien.
Je te raconte le lieu, le savoir-faire des anciens, puis la nature exacte de ce que tu trouves chez nous.
L’essentiel en 30 secondes
Ketama est une commune rurale du Maroc, dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, au cœur du Rif, grenier à haschich de l’Europe depuis des générations. Ce n’est ni une variété de cannabis ni un label de qualité : par glissement commercial, le nom de la ville est devenu une étiquette générique pour n’importe quel hash blond pressé. En France, ce qui se vend sous ce nom est une résine de chanvre CBD, à ne pas confondre avec la résine du Rif, qui reste un stupéfiant interdit.
Ketama en trois repères
Trois repères avant d’entrer dans le détail.
- Ketama est un lieu : le bourg culmine autour de 1 115 m d’altitude et comptait environ 16 690 habitants en 2024, d’après les données administratives compilées sur la fiche de la commune de Ketama.
- En Europe, le mot a glissé, pourquoi, et ce que ça change quand tu lis une étiquette : c’est plus bas.
- En France, la version disponible est autre chose, on y vient au moment de parler du Ketama CBD.
Un terroir de montagne, donc. Pas une marque.
Ketama, c'est d'abord un lieu : le Rif, pas une variété
Le nom désigne un terroir, comme on dirait Cahors ou Jurançon chez nous.
Descendons dans la parcelle. Le bourg se trouve sur la route nationale qui relie Ouezzane et Chefchaouen à Al Hoceïma, à quelques heures de lacets depuis la plaine. Tu arrives, et tu as le marché, les cédraies, les pentes.
Ce qui m’intéresse, moi, c’est le terroir. De l’altitude, des sols schisteux et maigres, une pluviométrie hivernale correcte puis un été sec : voilà des parcelles en pente, caillouteuses, où le chanvre reste court et se couvre de résine. Ce n’est pas un hasard si le chanvre a tenu là où le blé peinait.
La culture du kif y est attestée de longue date, on la fait remonter au XVᵉ siècle dans les vallées rifaines. Sous le protectorat puis après l’indépendance, elle a vécu dans un entre-deux : officiellement prohibée, pratiquement tolérée dans quelques communes du Rif central, faute d’alternative agricole. C’est cette tolérance-là qui a bâti la filière, pas une légende de fumeur.
À l’échelle mondiale, le Maroc compte depuis des décennies parmi les grands pays producteurs de haschisch, et c’est de là que vient l’essentiel de la résine qui circule en Europe de l’Ouest. Côté français, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) rappelle que la résine reste la forme de cannabis la plus consommée sur le territoire, loin devant l’herbe[3].
Dernier acte, et il est tout frais : en 2021, le Maroc s’est doté d’une loi encadrant les usages licites du cannabis, pour les filières industrielle, textile et pharmaceutique. Pour les communes du Rif concernées, c’est la première fois qu’une récolte peut être déclarée, contrôlée et vendue dans un cadre officiel. Le haschisch, lui, reste en dehors de ce cadre.
Du kif au hash : comment naît le hash marocain
Le hash marocain est la résine de cannabis détachée de la plante sèche par tamisage, puis compactée à chaud en plaque ou en savonnette. Voilà, tout est dit. Le reste, c’est du geste et de la patience.
Reste dans la parcelle, l’ami, on passe de la plante à la plaque. Ici, pas de folklore : juste un travail agricole traditionnel que les familles du Rif répètent depuis des générations, au cœur des montagnes du Rif.
Et crois-moi, ce n’est pas qu’une histoire de plante. Selon les travaux de recherche publiés sur Cairn (revue Autrepart), produire du haschisch marocain suppose des savoirs précis sur la culture, le stockage et la transformation du cannabis. Des savoirs qui font le voyage, de Ketama à Amsterdam, entre zones de production et marchés de consommation.
Le mot kif désignait au départ la plante et sa préparation traditionnelle, hachée menu. Le hash, lui, n’est qu’une chose : la résine détachée, puis pressée. Tout le reste n’est qu’une manière de la faire tomber.
La chaîne classique, telle qu’on l’observe dans ces montagnes du Maroc, tient en quelques temps :
- récolte des plants, en fin de cycle ;
- séchage à l’air, sous abri, jusqu’à ce que la matière devienne cassante ;
- battage sur un tamis tendu, qui fait tomber les têtes de résine à travers la toile ;
- récupération de cette poudre, le fameux pollen ;
- pressage à chaud, qui la soude en plaque ou en savonnette.
Et c’est là qu’arrivent les passes. Un même lot de plante sèche repasse plusieurs fois sur le tamis, et chaque tour donne une poudre différente.
| Passe | Ce qui tombe | Rendement |
|---|---|---|
| Première | presque uniquement les têtes de résine | faible |
| Deuxième | résine + fines particules végétales | moyen |
| Troisième | beaucoup de matière végétale entraînée | élevé |
La logique est brutale et parfaitement paysanne : plus tu insistes sur la toile, plus tu ramasses de volume, et plus la pureté dégringole. Le blond doré des premières passes, le vert-brun des dernières : la couleur te raconte simplement combien de feuille a suivi la résine.
Le séchage, lui, compte autant que le battage. Trop humide, la résine colle à la toile et refuse de tomber ; trop sec, la feuille casse et part avec la poudre.
C’est exactement le geste que je cherchais en tamisant mes propres trims, à l’époque. Le point où la matière crisse sous les doigts sans s’émietter. Une main formée à l’ancienne, pas une machine.
Pour la variété historiquement cultivée sur ces coteaux, va lire notre guide Beldia. Et si c’est la mécanique fine du tamisage à sec moderne qui te titille, celle qui a pris la suite de la méthode traditionnelle, elle est détaillée dans notre guide static hash. Ce n’est pas un guide achat, juste une lecture de procédé.
Pourquoi « Ketama » ne veut plus dire grand-chose sur une étiquette
Maintenant que tu sais comment une plaque se forme, viens voir ce qu’on écrit dessus. C’est là que ça se gâte.
« Ketama » sur une étiquette européenne est un raccourci commercial qui désigne un hash marocain blond pressé, et rien d’autre : ni variété, ni cru, ni degré de passe. Le mot ne garantit aucune origine, aucune génétique, aucun procédé. Il décrit une apparence attendue, point final, et c’est pour ça qu’il vaut mieux se fier à quatre critères vérifiables.
Le mot voyage mal, crois-moi. Dans un moteur de recherche, il croise les Carmona et les Amaya du flamenco espagnol ; sur un emballage, il colle à peu près à n’importe quelle résine claire.
Les requêtes du type « ketama ville » ou « ketama commune » cherchent un point sur une carte. Sauf qu’un pain vendu « rif ketama » ou « maroc ketama » peut sortir d’une parcelle située à des centaines de kilomètres de là.
Et derrière l’expression « hash marocain », il y a en vrai deux mondes agricoles qui n’ont pas grand-chose en commun. D’un côté la Beldia, cette population locale rustique que les anciens cultivent depuis des générations sur les pentes du Rif. De l’autre, des hybrides modernes plantés plus récemment, bien plus gourmands en eau, avec des rendements et des profils de résine complètement différents.
Ce que l’étiquette ne dit pas, c’est justement ce qui compte. Les analyses en laboratoire de produits CBD du commerce, comme celles conduites pour la MILDECA (la mission interministérielle de lutte contre les drogues) en 2023, le rappellent sans détour : un nom imprimé ne dit rien de la composition réelle d’un lot[5].
| Critère | La question à poser |
|---|---|
| Origine | Une provenance réellement traçable, ou juste un toponyme décoratif ? |
| Variété | Population locale, ou hybride moderne ? |
| Procédé | Tamisage à sec, pressage, quel degré de passe ? |
| Analyse | Existe-t-il un document de laboratoire pour ce lot précis ? |
Alors méfie-toi des appellations exotiques recyclées. Quand un nom de village devient un argument de vente, il finit par désigner tout et son contraire.
Le Ketama version CBD : ce qui existe vraiment en France
Le « Ketama CBD » vendu en France désigne une résine de chanvre riche en CBD, pressée à la manière marocaine. Le vrai ketama du Rif, lui, reste un stupéfiant interdit à l’achat comme à la détention, et ce qui sépare les deux tient à un seuil, détaillé juste après.
Alors, qu’est-ce qui peut vraiment finir entre tes mains ici ? Voyons ça calmement.
La résine de cannabis classique, celle du Rif comme celle d’ailleurs, est un stupéfiant : ni achat, ni détention, ni revente. Ce qui passe, c’est la résine de chanvre dont la teneur en delta-9-THC reste sous 0,3 %, cadre posé noir sur blanc par l’arrêté du 30 décembre 2021[1]. Le Conseil d’État a confirmé en décembre 2022 que les fleurs et feuilles sans propriétés stupéfiantes pouvaient être commercialisées (décision consultable sur conseil-etat.fr)[2].
Ce qu’on te propose à l’achat, c’est une autre histoire. Une catégorie commerciale s’est installée sous l’étiquette « Ketama hash CBD » : de la résine de chanvre, travaillée à la marocaine, vendue sur son taux de CBD et son analyse de lot, pas sur une parcelle du Rif.
Dans la main, ça tient la route : matière tamisée puis pressée, plaque bien compacte, teinte sable à brun clair, cassure friable sous le pouce. La ressemblance est technique et visuelle, elle s’arrête là. L’emploi du mot « Ketama » sur l’emballage, lui, ne t’apprend rien sur le contenu : ni sur la route qu’a suivie la matière, ni sur Issaguen, qui est bien loin de l’atelier de pressage.
C’est cet esprit qu’on retrouve dans nos résines CBD : des pièces pressées, chacune avec son analyse de lot et le taux affiché noir sur blanc, plutôt qu’un nom exotique imprimé sur l’emballage.
À côté, nos résines THCX jouent dans une autre cour. THCX est un nom commercial pour des néo-cannabinoïdes issus du chanvre, dont le statut n’est pas figé : plusieurs molécules de cette famille ont déjà été interdites en France. Chaque lot passe au laboratoire, et aucune molécule classée n’y est détectée.
Le réflexe à garder, quel que soit le rayon : demande le bulletin d’analyse avant de sortir le porte-monnaie. Une résine sérieuse, il te le montre sans que tu insistes.
De tous mes conseils, c’est celui que je place au cœur du sujet. Moi, quand le vendeur tousse à cette question-là, je repose la barrette et je m’en vais.
Prix : combien coûte un hash marocain CBD en septembre 2026
Sur les boutiques CBD françaises, un hash marocain CBD se situe le plus souvent, à l’heure où nous écrivons, entre 5 et 10 € le gramme pour du pressage industriel, et de 12 à 20 € le gramme pour une pièce tamisée et triée à la main. Fourchette relevée à la main sur les catalogues en ligne, la nôtre comprise, pas une statistique de marché.
Passons au porte-monnaie, l’ami. C’est là que les belles histoires de terroir se vérifient.
Repères relevés sur les catalogues en ligne à l’heure où nous écrivons, pour de la résine de chanvre CBD vendue au gramme :
| Niveau | Prix indicatif | Ce que tu as dans la main |
|---|---|---|
| Entrée de gamme, pressage industriel | 5 à 10 € / g | Matière de production courante, pressée en volume, texture assez sèche |
| Pièce affinée, tamisage soigné | 12 à 20 € / g | Première passe, tri à la main, plaque souple et régulière |
Cet écart, il ne tombe pas du ciel. Il se joue sur quatre choses très concrètes :
- la qualité de la matière première au départ ;
- le degré de passe (la première est toujours la plus propre) ;
- la part de travail manuel derrière le tamis ;
- l’existence, ou non, d’une analyse de lot consultable.
Une pièce triée à la main, ça coûte des heures de bras qu’une presse à volume ne connaîtra jamais. J’ai vu ce travail-là de mes yeux : on y passe la matinée pour quelques dizaines de grammes propres. Ça se paie, et c’est normal.
Chez nous, la maison reste dans la fourchette basse à moyenne. Nos résines CBD de style blond marocain démarrent à quelques euros le gramme sur le format 3 g, avec un tarif dégressif dès que la quantité monte. Prix réguliers, pas de faux barré.
Et le raisonnement marche dans les deux sens : un prix élevé ne prouve rien non plus. Les jolis récits de collines du nord du Maroc se facturent très bien sans rien garantir sur ce qui arrive dans ta main. C’est bien pour ça que l’analyse de lot prime sur l’étiquette : l’ANSM a documenté une augmentation des intoxications causées par des produits vendus comme « CBD » qui contenaient en réalité d’autres substances[4], et le rapport MILDECA de 2023 a relevé, à l’analyse de produits « CBD non pharmaceutiques », des compositions qui ne correspondaient pas à ce qui était annoncé[5].
Vos questions sur le Ketama
On finit par les questions qui reviennent le plus souvent dans ma boîte, celles que tu tapes mot pour mot dans la barre de recherche. Je te réponds comme au comptoir : franco.
Ketama, c’est quoi exactement ?
Le reste, c’est du vocabulaire de marché. Le toponyme s’est mué en appellation commerciale, que des vendeurs européens collent sur des plaques blondes pressées sans le moindre rapport avec la parcelle d’origine.
Le hash Ketama est-il légal en France ?
Non. La résine de cannabis, quelle que soit son appellation, est classée comme stupéfiant : ni achat, ni détention.
Seule la résine de chanvre qui reste sous le seuil rappelé plus haut entre dans le cadre légal. Le mot « ketama » imprimé sur un sachet n’y change rien : c’est l’analyse du lot qui tranche, point final.
Quelle différence entre Ketama et Beldia ?
Pas deux mots de la même famille, l’ami : l’une répond à « où », l’autre à « quoi », le détail est plus haut. Aucune n’est meilleure que l’autre : elles ne jouent tout simplement pas dans la même catégorie.
Comment reconnaître un vrai hash marocain ?
Franchement ? À l’œil nu, tu ne peux pas certifier une origine géographique. Ce que tes yeux et ton nez savent lire, en revanche, c’est un procédé :
- une teinte blonde à brun clair et une masse homogène, signature du tamisage à sec suivi d’un pressage ;
- une plaque régulière, parfois marquée par le tissu ou le moule ;
- une odeur de foin sec et de résine, plutôt que de plastique ou de solvant.
sans traçabilité documentée ni analyse de lot, ni toi ni moi ne pouvons dire de quelle montagne ça descend[5].
Ce qu'il faut retenir du Ketama
Ce que j’en retiens, moi, après quinze ans à lire des parcelles : Ketama, c’est d’abord un bout de montagne. De l’altitude, de la pente, des gestes transmis de père en fils.
Le marché, lui, n’en a gardé que les sept lettres imprimées sur un emballage. Tout le reste est resté là-haut, dans le Rif.
Conclusion
Sur une parcelle comme sur une plaque, ce qui se vérifie tient en trois lignes : la variété, le degré de tamisage, et l’analyse de lot. Demande-les avant de regarder l’appellation. Un mot vaut ce que vaut le document qui l’accompagne.
Questions fréquentes
Pourquoi Ketama est associée au grenier à haschich d'Europe ?
Parce que cette région du Rif, avec ses cédraies et ses pentes, concentre depuis des générations un savoir-faire familial de transformation du kif en résine, faisant du Rif un grenier haschich pour l’Europe. Le nom du village a fini par désigner tout hash blond pressé, quelle que soit la parcelle d’origine.
Qu'est-ce que le Ketama CBD vendu en France ?
Il s’agit d’une résine de chanvre riche en CBD, pressée à la manière marocaine traditionnelle mais restant sous le seuil de 0,3 % de delta-9-THC. Contrairement à la résine du Rif, elle se reconnaît à une odeur de foin sec plutôt qu’à du plastique ou du solvant, signe d’un tamisage à sec suivi d’un pressage soigné.
Kif et hash, est-ce la même chose ?
Non : le kif désigne au Maroc la plante préparée, hachée et mélangée, telle qu’elle se fume traditionnellement à la sebsi. Le hash est ce qu’on obtient ensuite, quand la matière sèche est battue sur un tamis pour n’en garder que la poudre résineuse, qui est ensuite pressée. L’un est une préparation, l’autre un concentré.
Quelle différence entre Ketama, beldia et pollen ?
Ce sont trois plans différents : Ketama est un lieu du Rif, beldia désigne la variété locale de chanvre marocain, et le pollen est la matière obtenue au tamisage à sec, avant pressage. Une étiquette qui mélange les trois décrit une image, pas un produit.
Sources
- Décision n°444887 du Conseil d'État du 29 décembre 2022 et arrêté du 30 décembre 2021 — fleurs et feuilles de cannabis dont la teneur en THC est inférieure à 0,3 % (base documentaire OFDT) — bdoc.ofdt.fr
- CBD : annulation de l'arrêté interdisant la vente des fleurs et feuilles de cannabis sans propriétés stupéfiantes — Conseil d'État, 29 décembre 2022 — conseil-etat.fr
- Cannabis (résine, herbe, huile, CBD) — synthèse des connaissances, OFDT — www.ofdt.fr
- Augmentation des intoxications causées par des produits à base de CBD contenant d'autres substances — ANSM — ansm.sante.fr
- Cannabidiol : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » — rapport MILDECA, 2023 — www.drogues.gouv.fr
- CBD, cannabidiol — glossaire de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) — www.ofdt.fr
- Ketama (commune) — commune rurale de la province d'Al Hoceïma, région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (Wikipédia) — fr.wikipedia.org
- Des savoirs de production du haschisch, de Ketama à Amsterdam — revue Autrepart n°82, Cairn — shs.cairn.info


















