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Un e-liquide au THC n’est pas en vente autorisée en France : le delta-9-THC y est classé comme stupéfiant[1].
Ce qui circule en ligne sous l’étiquette « liquide THC » est donc soit un produit hors-la-loi, soit un flacon qui contient en réalité autre chose : du CBD, du HHC (interdit lui aussi[3]) ou des substances non déclarées.
Ce qui se vapote dans le cadre légal, ce sont des liquides et des vapes issus du chanvre, sans aucune molécule classée dans leur analyse de lot : chez Spliff, la gamme vape THCX.
Tape « e liquide thc » dans Google, et regarde ce qui remonte. Des profils aromatiques, du propylène glycol, de la glycérine végétale, et beaucoup de promesses sur l’expérience de vapotage.
En revanche, presque jamais la seule information qui compte vraiment : ce qu’il y a réellement dans le flacon. C’est précisément ce qu’on décortique ici, molécule par molécule, texte par texte.
E-liquide THC : de quoi parle-t-on ?
Un e liquide thc désigne un liquide de cigarette électronique censé contenir du delta-9 THC, le principal cannabinoïde psychoactif du cannabis. Le terme couvre les flacons à verser, les cartouches et les pods préremplis vendus sous cette étiquette. Le THC est inscrit sur la liste des stupéfiants en France (loi du 31 décembre 1970, arrêté du 22 février 1990)[1].
Un point de vocabulaire avant d’ouvrir les flacons. Un e-liquide, c’est le liquide chauffé par une résistance, rien de plus : le matériel, lui, porte d’autres noms. C’est donc bien le liquide qui nous occupe ici, pas la batterie.
Trois formats circulent, tous couverts par les mêmes règles européennes sur les flacons de recharge et les cartouches[6], et les vendeurs les mélangent volontiers :
- Le flacon : tu remplis toi-même le réservoir de la cigarette électronique.
- La cartouche : un contenant prérempli qui se visse sur une batterie.
- Le pod ou la vape jetable : liquide et matériel scellés ensemble, prêts à l’emploi.
Quand une annonce parle de « liquide THC », de « liquide cannabis THC » ou de « delta THC », elle promet la même chose sous trois emballages différents : du delta-9-THC dans le liquide.
Une précision qui a son importance, parce qu’elle sert beaucoup d’argument marketing : « delta 9 » est le nom précis de la molécule, pas une marque ni une gamme.
Ce que la loi française autorise à vapoter (en bref)
Reste à savoir ce que ce cadre autorise vraiment à chauffer dans une cigarette électronique. Tout tient à un seuil : les produits issus de variétés de chanvre dont la teneur en THC ne dépasse pas 0,3 % peuvent être commercialisés, en application de l’arrêté du 30 décembre 2021 et de la décision n°444887 du Conseil d’État du 29 décembre 2022[2].
Ce seuil porte sur une teneur mesurée, pas sur les effets annoncés ni sur le type de produit. Un liquide CBD, une fleur ou une résine passent devant le même chiffre, celui que le Conseil d’État a confirmé en 2022[2]. Pas de traitement de faveur selon le format.
Deuxième bornage : le HHC et deux de ses dérivés (HHC-O et HHCP) sont inscrits sur la liste des stupéfiants depuis le 13 juin 2023, sur décision de l’ANSM[3]. Les liquides qui en contiennent ont donc quitté le marché autorisé, quelles que soient leurs saveurs ou leur présentation.
Troisième couche, celle qu’on oublie le plus souvent : un e-liquide vendu en France relève aussi des règles européennes sur les produits du vapotage (directive 2014/40/UE)[6]. Composition, étiquetage, notice d’utilisation, notification avant mise sur le marché : tout y passe, jusqu’au volume des flacons de recharge, plafonné à 10 ml[6].
C’est ce triple filtre qui explique l’offre que tu trouves en boutique. Et dans ce filtre, les liquides THC n’entrent dans aucune case.
Ce qu'il y a vraiment dans les liquides vendus comme « THC »
Reste la question que les pages marchandes esquivent toutes : qu’est-ce qu’il y a, concrètement, dans le flacon ? Quand on croise les signalements des autorités sanitaires et ce que raconte l’étiquetage des liquides vendus en France, quatre cas de figure reviennent. Les voici dans l’ordre où tu risques de les rencontrer.
Cas 1, un liquide qui contient effectivement du THC, vendu hors cadre. C’est la situation que visent les requêtes du type « achat liquide thc » ou « e-liquide THC Hollande ». Le produit vient d’un circuit non déclaré, importé ou revendu de la main à la main : aucune traçabilité, aucune analyse de lot, aucune composition vérifiable.
Autrement dit, la seule information dont tu disposes sur ce que tu vas chauffer, c’est la parole du vendeur. Ni la concentration annoncée, ni la nature de la base, ni la présence éventuelle d’autres substances ne sont contrôlées par quiconque.
Cas 2, un liquide étiqueté « THC » qui contient en réalité du HHC ou un dérivé. Entre 2022 et 2023, ces molécules ont massivement rempli des cartouches et des pods vendus comme équivalents du cannabis. Au moment de classer le HHC, l’ANSM a rappelé que ces produits avaient parfois été consommés à l’insu d’usagers qui pensaient prendre du CBD[3].
Cas 3, un liquide au chanvre rebaptisé « THC » par abus marketing. Le contenu est conforme, mais le nom sert d’accroche commerciale et non de description. Tu cherches des liquides contenant THC, tu achètes du CBD : la déception vient du vocabulaire, pas de la fiole.
Ce troisième cas est le plus courant sur les boutiques en ligne francophones. Il fausse aussi le rapport qualité prix : difficile de comparer deux produits quand l’un annonce une molécule et en livre une autre. Ce décalage entre l’étiquette et le contenu est précisément ce que la MILDECA a mesuré[5].
Cas 4, l’étiquette ne dit pas la vérité. Le rapport MILDECA de 2023 consacré à l’analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » a relevé des échantillons dépassant le seuil réglementaire de 0,3 % de THC[5]. Côté sanitaire, l’ANSM a de son côté signalé une augmentation des intoxications impliquant des produits vendus comme CBD mais contenant d’autres substances[4].
Ce quatrième cas est le plus embêtant, parce qu’il est invisible à l’œil nu. Une étiquette propre, un flacon soigné et un site bien fait ne prouvent rien : seule une analyse de laboratoire par lot dit ce qu’il y a dedans.
Et la fabrication maison ? Une part importante des requêtes autour de l’expression « e liquide thc » ne porte pas sur l’achat mais sur le bricolage : comment fabriquer, comment doser, comment extraire. Cet article n’y répondra pas, et ce n’est pas une pudeur éditoriale.
Première raison, la plus simple : la matière première nécessaire est classée stupéfiant[1]. Publier une méthode reviendrait à documenter une infraction, ce qui n’a rien à voir avec informer sur un marché.
Deuxième raison, technique celle-là. Un liquide préparé chez soi n’a ni analyse de lot, ni concentration mesurée, ni contrôle des solvants résiduels ou des additifs employés : trois inconnues qui s’additionnent dans un objet destiné à être chauffé puis inhalé.
Ce refus vaut aussi pour les tutoriels qui circulent sur les forums et les réseaux. Ils décrivent un geste, jamais un résultat vérifié. Consommer un liquide préparé de cette façon, c’est accepter de ne pas savoir ce qu’on inhale, ce qui est exactement le problème que cette section cherche à rendre lisible.
Comment vérifier ce qu'on achète
Ces quatre cas de figure partagent une caractéristique : ils se détectent avant l’achat, directement sur la fiche produit. Voici les cinq critères que j’applique quand j’ouvre une page de vente de liquides ou de cartouches. Deux minutes suffisent.
- Le cannabinoïde est nommé, noir sur blanc. Pas « extrait de cannabis », pas « formule premium » : un nom, une teneur, une unité. Une fiche qui vante la puissance sans jamais parler de composition ne te donne aucune information exploitable.
- Une analyse de laboratoire par lot est consultable. Le document doit porter un numéro de lot identique à celui de ton flacon et lister les cannabinoïdes détectés, la seule preuve que le seuil évoqué plus haut est bien respecté sur ton flacon précis. Une analyse générique « de la gamme », sans lot, ne prouve rien sur ce que tu reçois.
- Aucune mention de HHC, HHC-O, HHCP. Méfie-toi aussi des formules creuses du type « cannabinoïde de nouvelle génération » sans nom. Sur la différence entre une gamme comme le THCX et une molécule interdite, j’ai détaillé le sujet dans THCX vs HHC.
- Le vendeur est identifiable en France. Mentions légales complètes, raison sociale, adresse, un SAV qui répond. Un site sans page légale, joignable uniquement par messagerie chiffrée, te laisse sans recours.
- Le prix est cohérent avec la plage de prix du marché. Un tarif très en dessous de la moyenne ne signale pas une bonne affaire. Il signale un produit dont personne ne garantit la qualité ni la sécurité.
Deux erreurs reviennent en boucle dans les fiches produits que je lis. La première : confondre la liste des ingrédients de la base (propylène glycol, glycérine végétale, arômes) avec l’analyse du cannabinoïde. Ce sont deux documents distincts, et le premier ne dit rien du second.
La seconde erreur consiste à se fier aux avis clients pour juger du contenu d’un flacon. Un commentaire décrit une impression, jamais une composition. Face à une annonce d’e liquide thc, seuls les documents opposables comptent.
Et chez Spliff ? La gamme vape THCX
Ces cinq critères, autant les appliquer à nous-mêmes. La position de la maison tient en une ligne : Spliff ne vend ni THC, ni aucun produit stupéfiant, ni e-liquide au THC. Ce que tu trouves chez nous relève du chanvre, dans le cadre réglementaire rappelé plus haut.
Le THCX, lui, est un nom commercial. C’est celui d’une gamme Spliff qui couvre des fleurs, des résines et des vapes, proposée dans ce même cadre, celui du seuil de teneur confirmé par le Conseil d’État[2], avec une analyse de laboratoire par lot : un nom de gamme, et les documents qui vont avec, sans promesse d’effet.
- Au 8 septembre 2026, 3 références vape en stock dans la gamme THCX (Magic Vape THCX, Magic Vape Live Rosin, Magic Pod Live Rosin x2), toutes prêtes à l’emploi : rien à remplir, rien à doser, aucun flacon à manipuler.
- Une quarantaine de références THCX au total, entre fleurs, résines, pré-roulés et vapes.
La grille de lecture ne change pas d’un rayon à l’autre : nom du cannabinoïde, analyse de lot, vendeur identifiable. Pour prolonger le sujet, il y a la collection vape THCX et le guide complet du THCX.
Prix en septembre 2026 : ce que coûte une vape THCX
- Magic Vape THCX : 49,90 €
- Magic Vape Live Rosin : 59,90 €
- Magic Pod Live Rosin x2 (recharges) : 89,90 €
Ce qu’il faut retenir
Ce qui se lit sur une fiche produit, c’est une analyse de lot, pas une promesse. Spliff ne vend pas de THC, ni d’e-liquide au THC ; les produits THCX sont proposés dans le cadre de la réglementation en vigueur (teneur en THC inférieure à 0,3 %[2]). Cet article informe, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.
Questions fréquentes
Un e-liquide au THC est-il légal en France ?
Non : le THC est classé stupéfiant, e-liquide compris[1]. Ce qui peut être commercialisé, ce sont les produits issus du chanvre qui respectent le seuil rappelé dans la section sur le cadre légal.
Peut-on acheter un e-liquide THC en ligne ?
Un site qui en propose en France vend soit un produit interdit, soit un produit qui n’en contient pas. Le HHC a longtemps servi de substitut dans ces flacons avant d’être classé à son tour[3], et seule une analyse de lot dit ce qu’un flacon contient vraiment.
Que contiennent les e-liquides vendus comme « THC » ?
Le plus souvent du CBD, du HHC ou un dérivé désormais interdit, ou des substances non déclarées. Seule une analyse de lot le dit ; les quatre cas de figure sont détaillés dans la section consacrée au marché réel.
Qu’est-ce qu’une vape THCX ?
C’est une vape de la gamme THCX de Spliff, un nom commercial désignant une gamme proposée dans le cadre de la réglementation en vigueur, avec une analyse de laboratoire par lot. Les références du moment sont dans la collection vape THCX.
Sources
- Cannabis (résine, herbe, huile, CBD) — synthèse des connaissances, OFDT — www.ofdt.fr
- Décision n°444887 du 29 décembre 2022 — Conseil d’État — conseil-etat.fr
- L’ANSM classe le HHC et deux de ses dérivés sur la liste des stupéfiants (13 juin 2023) — ansm.sante.fr
- Augmentation des intoxications causées par des produits à base de CBD contenant d’autres substances — ANSM — ansm.sante.fr
- Cannabidiol : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » — rapport MILDECA 2023 — www.drogues.gouv.fr
- Directive 2014/40/UE sur les produits du tabac et du vapotage — EUR-Lex — eur-lex.europa.eu


















