Sommaire6 sections
- 10-OH-HHC : de quoi parle-t-on ?
- Pourquoi il est apparu : la suite logique de l'interdiction du HHC
- Statut légal en France : ce que disent les textes, et ce qu'ils ne disent pas
- Sécurité : ce que les autorités savent (et surtout ce qu'elles ne savent pas)
- Et chez Spliff ? Nous ne vendons ni HHC, ni 10-OH-HHC
- Questions fréquentes
Tu as vu passer ce nom sur des sites Ă©trangers, parfois sur des liquides, des rĂ©sines ou des fleurs « enrichies », avec des avis d’utilisateurs en guise de garantie. Il ressemble Ă celui du HHC, et ce n’est pas un hasard.
Cet article fait le tour de ce qu’on sait, texte par texte, et surtout de ce qu’on ne sait pas. Sans trancher Ă la place des autoritĂ©s, et sans vendre quoi que ce soit derriĂšre.
Le 10-OH-HHC est une molĂ©cule de la famille du HHC, apparue sur le marchĂ© aprĂšs l’inscription du HHC sur la liste des stupĂ©fiants, le 13 juin 2023[1].
La dĂ©cision de l’ANSM nomme le HHC et deux de ses dĂ©rivĂ©s ; elle ne nomme pas le 10-OH-HHC, et l’absence d’un nom dans un texte n’a jamais valu autorisation.
Aucune autoritĂ© sanitaire française n’a publiĂ© de donnĂ©e sur sa sĂ©curitĂ©, ni sur les effets secondaires rapportĂ©s par les consommateurs. Spliff n’en vend pas.
10-OH-HHC : de quoi parle-t-on ?
Le 10-OH-HHC (10-hydroxy-hexahydrocannabinol) est un proche parent du HHC, l’hexahydrocannabinol. Le HHC lui-mĂȘme est un cannabinoĂŻde de synthĂšse apparu en Europe en 2022, fabriquĂ© en laboratoire et vendu comme produit psychoactif « non classĂ© » avant son interdiction[2].
Le 10-OH-HHC en est une forme dite hydroxylĂ©e : le mĂȘme squelette, un groupe chimique en plus. C’est tout ce qu’il faut savoir ici, et on n’ira pas plus loin sur la chimie.
Ce qui compte pour toi, c’est le contexte. Le HHC a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© pendant un an comme un substitut au THC, la molĂ©cule du cannabis classĂ©e stupĂ©fiant en France[3][4]. Ce que le HHC Ă©tait pour le THC, le 10-OH-HHC prĂ©tend l’ĂȘtre pour le HHC. Le cadre et le parcours du HHC sont dĂ©taillĂ©s dans HHC : c’est quoi et pourquoi il est interdit.

Pourquoi il est apparu : la suite logique de l'interdiction du HHC
Le 13 juin 2023, l’ANSM a inscrit le HHC et deux de ses dĂ©rivĂ©s (HHC-O et HHCP) sur la liste des stupĂ©fiants[1]. Du jour au lendemain, produire, vendre, acheter ou dĂ©tenir ces produits est devenu une infraction en France.
Le marchĂ© n’a pas disparu pour autant. Il a fait ce qu’il fait Ă chaque classement : proposer une molĂ©cule voisine, pas encore nommĂ©e par les textes, avec un nom presque identique pour rassurer le client.
Ce mĂ©canisme porte un nom : les « nouveaux produits de synthĂšse », des molĂ©cules conçues pour imiter une substance classĂ©e tout en Ă©chappant, un temps, Ă sa dĂ©finition juridique. L’OFDT dĂ©crivait dĂ©jĂ le HHC en ces termes, un cannabinoĂŻde de synthĂšse vendu comme substitut au cannabis[2]. Le 10-OH-HHC en est la suite.
Trois signaux le confirment :
- Nous ne l’avons vu apparaĂźtre dans les catalogues des vendeurs en ligne qu’aprĂšs juin 2023, jamais avant.
- Il est vendu avec le mĂȘme vocabulaire que le HHC un an plus tĂŽt : « nouvelle gĂ©nĂ©ration », « non classĂ© », avec des promesses sur l’expĂ©rience et l’intensitĂ© que personne n’a mesurĂ©es.
- Aucune autoritĂ© sanitaire ne l’a Ă©valuĂ© avant sa mise en vente, exactement comme le HHC avant lui[1].
Ce point est important pour la suite : une molĂ©cule qui existe parce qu’une autre a Ă©tĂ© interdite n’est pas une dĂ©couverte. Tout indique une rĂ©ponse commerciale Ă une dĂ©cision sanitaire.
Statut légal en France : ce que disent les textes, et ce qu'ils ne disent pas
Ici, on lit les textes, on ne les interprÚte pas. Trois niveaux se superposent, et aucun ne permet de conclure « autorisé ».
Premier niveau, les noms citĂ©s. La dĂ©cision de l’ANSM nomme le HHC, le HHC-O et le HHCP[1]. Le 10-OH-HHC n’y figure pas en toutes lettres. C’est l’argument central des vendeurs sur la lĂ©galitĂ© du produit, et c’est un argument faible.
DeuxiÚme niveau, les familles. Le code de la santé publique ne classe pas seulement des noms : il classe des substances et, pour certaines, leurs dérivés proches. Le THC, par exemple, est inscrit avec les molécules qui lui sont apparentées[4]. Savoir si le 10-OH-HHC tombe sous une de ces définitions par parenté est une question de droit que ni un vendeur, ni un blog ne peuvent trancher.
TroisiĂšme niveau, le pouvoir de classer. L’ANSM peut inscrire une molĂ©cule sur la liste des stupĂ©fiants Ă tout moment, par dĂ©cision du directeur gĂ©nĂ©ral. Elle l’a fait pour le HHC un an aprĂšs son arrivĂ©e sur le marchĂ©[1]. Ce qui n’est pas nommĂ© aujourd’hui peut l’ĂȘtre demain, et la vente, elle, ne bĂ©nĂ©ficie d’aucun dĂ©lai.
Le cadre gĂ©nĂ©ral du vapotage et de la vente de cannabinoĂŻdes en France, seuil de 0,3 % de THC confirmĂ© par le Conseil d’Ătat[5] compris, est dĂ©veloppĂ© dans notre pilier vape THC et loi française. On ne le rejoue pas ici.
Sécurité : ce que les autorités savent (et surtout ce qu'elles ne savent pas)
Sur le HHC, l’ANSM avait une base pour agir : des signalements aux centres antipoison, des effets secondaires rapportĂ©s par des consommateurs, et l’absence de toute Ă©tude de sĂ©curitĂ© chez l’humain[1]. C’est ce dossier, mince mais rĂ©el, qui a conduit au classement.
Sur le 10-OH-HHC, ce dossier n’existe pas. Aucune autoritĂ© sanitaire française n’a publiĂ© de donnĂ©e de toxicitĂ©, de dose ou de concentration, de frĂ©quence d’effets indĂ©sirables ou de risque Ă long terme. Les avis d’utilisateurs qu’on trouve en ligne dĂ©crivent une expĂ©rience, pas une mesure. Ce silence n’est pas rassurant : il signifie qu’on ne sait rien, pas qu’il n’y a rien.
Trois inconnues s’additionnent :
- La molĂ©cule elle-mĂȘme. Elle est produite en laboratoire, hors de tout cadre pharmaceutique, sans essai clinique publiĂ©.
- Le produit fini. Une fleur ou une résine « enrichie » au 10-OH-HHC contient aussi ce que le procédé y a laissé : solvants, résidus, sous-produits. Sans analyse de lot, personne ne le mesure.
- L’Ă©tiquette. Le rapport MILDECA de 2023 sur des produits vendus comme « CBD » a montrĂ© que le contenu rĂ©el diverge souvent de ce qui est annoncĂ©[6]. Rien n’indique que les produits « 10-OH-HHC » fassent mieux.
Le HHC l’a montrĂ© : sa toxicitĂ© a Ă©tĂ© documentĂ©e aprĂšs coup, par les signalements, et non avant la mise sur le marchĂ©[1]. Rien ne permet de penser que le 10-OH-HHC suivra un autre chemin, quelle que soit la qualitĂ© affichĂ©e par le vendeur.
Et chez Spliff ? Nous ne vendons ni HHC, ni 10-OH-HHC
La position de la maison tient en une ligne, et elle n’a pas bougĂ© depuis le classement du HHC : rien de cette famille au catalogue, ni aujourd’hui, ni pendant les mois qui ont suivi la dĂ©cision. On ne fait pas non plus de « stock en attente » d’une hypothĂ©tique clarification.
Ce qu’on propose relĂšve du chanvre : des fleurs et rĂ©sines CBD, classiques ou plus rĂ©sinĂ©es, et la gamme THCX. THCX est un nom commercial, celui d’une gamme Spliff, avec une analyse de laboratoire par lot portant sur les molĂ©cules classĂ©es. La distinction avec le HHC est expliquĂ©e dans THCX vs HHC, et la gamme elle-mĂȘme dans le guide complet du THCX.
- Au 8 septembre 2026, 40 références THCX en stock : fleurs, résines, pré-roulés et vapes, à retrouver dans la collection THCX.
- Aucune référence HHC, HHC-O, HHCP ou 10-OH-HHC au catalogue, quel que soit le prix ou les avis affichés ailleurs.
Prix en septembre 2026 : ce que coûte la gamme THCX
- OG Kush THCX (fleur, 3 g) : 26,70 âŹ
- Moon Rock THCX (3 g) : 29,70 âŹ
- Joints THCX prĂ©-roulĂ©s : 6,90 ⏠l’unitĂ©
- Vapes THCX : de 49,90 ⏠à 89,90 ⏠selon le format
Ce qu’il faut retenir
Un nom absent d’une liste n’est pas une autorisation, et un silence sanitaire n’est pas une garantie. Spliff ne vend pas de HHC, ni de 10-OH-HHC ; les produits THCX sont analysĂ©s en laboratoire, lot par lot. Cet article informe, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santĂ©.
Questions fréquentes
Le 10-OH-HHC est-il légal en France ?
Personne d’autre que l’ANSM ne peut le dire, et elle ne l’a pas dit. Pour vĂ©rifier toi-mĂȘme, la liste des stupĂ©fiants Ă jour est publiĂ©e sur le site de l’ANSM et de LĂ©gifrance : c’est la seule source qui compte, Ă la date oĂč tu la consultes[1].
Quelle différence entre HHC et 10-OH-HHC ?
Le 10-OH-HHC est une forme hydroxylĂ©e du HHC, un cannabinoĂŻde de synthĂšse arrivĂ© en Europe en 2022[2]. Commercialement, c’est le produit qui a pris la place du HHC dans les boutiques en ligne aprĂšs juin 2023, avec le mĂȘme discours.
Le 10-OH-HHC est-il dangereux ?
On ne le sait pas, faute de toute donnĂ©e publiĂ©e. Ce que tu peux faire : garder l’emballage, noter la dose prise, et appeler le centre antipoison de ta rĂ©gion ou le 15 en cas de symptĂŽme, comme pour tout produit psychoactif non Ă©valuĂ©.
Peut-on acheter du 10-OH-HHC chez Spliff ?
Non. Le catalogue se limite au chanvre (fleurs, résines, liquides de vape) et à la gamme THCX, chaque lot étant analysé en laboratoire pour les molécules classées.
Sources
- LâANSM classe le HHC et deux de ses dĂ©rivĂ©s sur la liste des stupĂ©fiants (13 juin 2023) â ansm.sante.fr
- HHC, hexahydrocannabinol â glossaire de lâOFDT â www.ofdt.fr
- Cannabis (rĂ©sine, herbe, huile, CBD) â synthĂšse des connaissances, OFDT â www.ofdt.fr
- THC, tĂ©trahydrocannabinol â glossaire de lâOFDT â www.ofdt.fr
- DĂ©cision n°444887 du 29 dĂ©cembre 2022 â Conseil dâĂtat â conseil-etat.fr
- Cannabidiol : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » â rapport MILDECA 2023 â www.drogues.gouv.fr















